Lundi 3 mars 2008
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16:35
Publié dans : Société
Comme l'ensemble des candidats aux municipales, nous avons été contactés pour répondre à un questionnaire portant sur nos engagements futurs dans le cadre d'un avenir énergétique durable ou plus
précisement soutenable. Cela concernait essentiellement le bilan carbone, la maîtrise de l'énergie, les aménagements communaux à prévoir et les habitudes à changer dans nos comportements de
citoyens.
Nous nous sommes bien volontier pliés à cet exercice et nos "spécialistes" en la matière ont rajouté un courrier précisant certains points en particulier pour les moyens de mise en oeuvre. Je vous
livre ces réflexions:
" Toutes ces actions doivent se situer dans un cadre cohérent, cadre qui peut être donné par ce qui est convenu d’appeler « l’agenda 21 ». L’agenda 21 ne s’improvise pas, il est
nécessaire d’en préciser, avec l’aide de spécialistes, la méthodologie qui n’est jamais simple. Nous envisageons de prendre cette mesure dès le début du mandat que les citoyens d’Aubière nous
confieront. La mise en œuvre d’un tel engagement demandera cependant un certain temps, aussi dans l’immédiat nous envisageons d’engager quelques actions significatives pour lutter contre les
dégâts climatiques.
Il s’agit d’abord d’affirmer qu’engager un programme de maîtrise de l’énergie et de défense de l’environnement ne peut se faire qu’avec une réelle et ferme volonté politique, faute de quoi
les engagements ne se réduiront qu’à un catalogue de bonnes intentions. Cette volonté peut se traduire, entre autres, par un partenariat avec l’ADEME qui a fait preuve de son efficacité.
Ensuite, les actions que l’on entreprend ne sont vraiment efficaces que si tous les acteurs de la vie communale sont parties prenantes et en particulier si la population y est étroitement
associée. C’est avec cette préoccupation que nous envisageons les actions suivantes, avant même qu’un agenda 21 soit élaboré et en sachant qu’elles pourront s’y intégrer sans difficultés.
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Diagnostic et bilan carbone de l’ensemble du patrimoine communal avec information et, si possible, mise en place d’animations autour du thème de la maîtrise de l’énergie, et donc des
économies d’énergie. Elaboration corollaire d’un programme de travaux et régulations dans les bâtiments communaux en y incluant les recours possibles aux énergies renouvelables (singulièrement
l’énergie solaire directe et la géothermie de surface : pompe à chaleur). Dans le même temps on s’intéressera à la flotte municipale, voitures et poids lourds et on en profitera pour
sensibiliser les automobilistes à la sobriété énergétique dans les transports individuels et l’utilisation des transports en commun.
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Mise en place d’un programme de maîtrise de la demande d’électricité, qui suppose le diagnostic du réseau concédé avec parallèlement l’étude des installations intérieures chez les
habitants. Cette action a l’avantage d’impliquer directement les citoyens et d’ouvrir un dialogue permanent entre les acteurs locaux : municipalités, associations et citoyens. Outre
le rééquilibrage du réseau et l’optimisation des consommations électriques, l’ensemble des aspects énergétique et environnemental y compris le traitement des déchets et les transports, peuvent
être abordés à l’occasion d’un tel programme et faire l’objet d’un information efficace. Evidemment l’optimisation de l’éclairage public sera fait à cette occasion (tant du point de vue de la
consommation d’électricité que du point de vue de la sécurité).
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Remise à plat du programme des travaux envisagés, tant par les autorités municipales que par des promoteurs privés, pour vérifier les cahiers des charges et leurs aspects climatiques.
La norme HQE y sera systématiquement exigée et dépassée si possible. On gardera à l’esprit que si, hélas, les prévisions d’augmentation des températures s’avèrent, il faudra faire en sorte que
le recours à la climatisation soit évité, ce qui ne ferait qu’aggraver la situation, la prévention est moins coûteuse que les travaux entrepris dans l’urgence.
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La distribution et le traitement de l’eau vont devenir un enjeu majeur dans les toutes prochaines années. Même si ce thème n’est pas directement en rapport avec le dérèglement climatique,
il l’est néanmoins indirectement, il nous semble important de l’aborder dans le même cadre de réflexion et d’action. A Aubière ce secteur important est concédé par l’intermédiaire d’un SIVOM.
Nous pensons qu’il est temps d’examiner si et comment il peut être réintégrer à la gestion directe de la commune. Outre le réajustement des prix de l’eau, nous pensons que la gestion publique
de l’eau est de nature à préserver ce bien précieux et à concourir à un meilleur environnement.
Nous avons tenu à apporter ces précisions aux engagements que nous avons pris et qui sont énumérés dans le document que vous nous avez envoyés, non pour le contester, mais pour affirmer que
sans projet ambitieux les « bonnes résolutions » risquent d’en rester à l’état de vagues promesses.
Le développement durable, qu’il serait plus judicieux d’appeler développement soutenable, n’est réalisable qu’avec l’implication de tous, responsable ou simple citoyen, c’est le sens de nos
propositions ".
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